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Le 28 août, Les langues paternelles sont à Silly !
Durant cinq semaines de la saison 2008-2009, le collectif De Facto est en résidence à L'L pour amorcer un nouveau projet dont je supervise la conception et la mise en scène : Dehors.
Le travail est présenté ici et aussi là.
La première semaine a eu lieu début septembre, la suivante est prévue mi-novembre.
Je ne manquerai pas de faire part ici-même des avancées du travail.

La deuxième semaine de travail commence aujourd'hui et se poursuit jusque samedi.
Nous travaillons au théâtre Marni, chaque jour de 9 à 17h (sauf lundi, de 10h à 18h, et aujourd'hui, de 17 à 20h).
Participants à cette semaine 2 : Caroline Berliner, Thomas Depryck, Jérôme Nayer, Gaspard Samyn et Lise Wittamer.
Les defactistes qui souhaitent assister au travail sont les bienvenus quand ils le souhaitent.
Un moment de "présentation du travail" aura lieu samedi, entre 9 et 11h.
Dernière modification par Tane (lun 17 novembre 08 06h38)

F*** I wont be here!
Have a good work.

Chers amis,
au vu de la semaine de travail, des questions qui s'y sont posées, des réponses qui y ont été trouvées (ou pas) et du reste, il n'y aura pas de présentation publique du travail ce samedi matin.
Néanmoins, et Antoine expliquera sans doute cela mieux que moi, cette semaine a été productive et agréable.
Bien à vous,
gaspard

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Dernière modification par Ménalque (jeu 28 janvier 10 00h53)


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Dernière modification par Ménalque (jeu 28 janvier 10 00h58)


Je me suis laissé dire que la volonté posait question dans la préparation de votre spectacle. Des textes ?
Dernière modification par Ménalque (jeu 28 janvier 10 00h58)


Les philosophes ont coutume de parler de la volonté comme si c'était la chose la mieux connue du monde ; Schopenhauer a même laissé entendre que la volonté était la seule chose qui nous fût réellement connue, entièrement et totalement connue, sans surplus et sans reste ; mais il me semble toujours que Schopenhauer, dans ce cas comme dans d'autres, n'a fait que ce que font d'habitude les philosophes : il a adopté et poussé à l'extrême un préjugé populaire. La volonté m'apparaît avant tout comme une chose complexe, une chose qui n'a d'unité que son nom, et c'est dans cette unicité du nom que réside le préjugé populaire qui a trompé la vigilance toujours en défaut des philosophes. Pour une fois, soyons donc plus circonspects, soyons moins philosophes, disons que dans toute volonté il y a d'abord une pluralité de sentiments, le sentiment de l'état dont on veut sortir, celui de l'état où l'on tend, le sens de ces directions elles-mêmes, "à partir d'ici", "pour aller là-bas", enfin une sensation musculaire accessoire qui même sans que nous remuions bras ni jambes, entre en jeu comme machinalement sitôt que nous nous mettons à vouloir. De même que le sentir, et un sentir multiple, est évidemment l'un des ingrédients de la volonté, elle contient aussi un penser ; dans tout acte volontaire, il y a une pensée qui commande ; et qu'on ne croit pas pouvoir isoler cette pensée du vouloir pour obtenir un précipité qui serait encore de la volonté . En troisième lieu, la volonté n'est pas uniquement un complexe de sentir et de penser, mais encore et avant tout un état affectif, l'émotion de commander dont nous avons parlé plus haut. Ce qu'on appelle le "libre arbitre" est essentiellement le sentiment de supériorité qu'on éprouve à l'égard d'un subalterne. "Je suis libre, c'est à lui d'obéir", voilà ce qu'il y a au fond de toute volonté, avec cette attention tendue, ce regard direct fixé sur une seule chose, ce jugement absolu : "A présent, ceci est nécessaire, et rien d'autre", la certitude qu'on sera obéi, et tout ce qui constitue encore l'état d'âme de celui qui commande. Vouloir, c'est commander en soi à quelque chose qui obéit ou dont on se croit obéi.
Mais que l'on considère à présent l'essence la plus singulière de la volonté, cette chose si complexe pour laquelle le vulgaire n'a qu'un seul nom : s'il arrive que dans un cas donné nous soyons à la fois celui qui commande et celui qui obéit, nous avons en obéissant l'impression de nous sentir contraints, poussés, pressés de résister, de nous mouvoir, impressions qui suivent immédiatement la volition ; mais dans la mesure où nous avons d'autre part l'habitude de faire abstraction de ce dualisme, de nous tromper à son sujet grâce au concept synthétique du "moi" toute une chaîne de conclusions erronées et par suite de fausses évaluations de la volonté elle-même viennent encore s'accrocher au vouloir. Si bien que celui qui veut, croit de bonne foi qu'il suffit de vouloir pour agir.
Comme, dans la plupart des cas, on s'est contenté de vouloir et qu'on a pu aussi s'attendre à l'effet de l'ordre donné, c'est-à-dire à l'obéissance, à l'accomplissement de l'acte prescrit, l'apparence s'est traduite par le sentiment que l'acte devait nécessairement se produire ; bref, celui qui "veut" croit avec un certain degré de certitude que vouloir et agir ne font qu'un, en un certain sens. Il attribue la réussite, l'exécution du vouloir au vouloir lui-même, et cette croyance renforce en lui le sentiment de puissance qu'apporte le succès. Le "libre arbitre", tel est le nom de cet état de plaisir complexe de l'homme qui veut, qui commande, et qui en même temps se confond avec celui qui exécute, et goûte ainsi le plaisir de surmonter des obstacles tout en estimant à part soi que c'est sa volonté qui a triomphé des résistances.
Dans l'acte volontaire, s'ajoute ainsi au plaisir de donner un ordre le plaisir de l'instrument qui l'exécute avec succès ; à la volonté s'ajoutent des volontés subalternes des âmes subalternes et dociles, notre corps n'étant que l'édifice collectif de plusieurs âmes. L'effet, c'est moi ; il se passe ici ce qui se passe dans toute collectivité heureuse et bien organisée ; la classe dirigeante s'identifie aux succès de la collectivité. Dans tout vouloir il s'agit simplement de commander et d'obéir à l'intérieur d'une structure collective complexe, faite, comme je l'ai dit, de plusieurs âmes ; c'est pourquoi un philosophe devrait pouvoir se permettre de considérer le vouloir sous l'angle de la morale, la morale conçue comme la science d'une hiérarchie dominatrice, d'où naît le phénomène de la vie.
NIETZSCHE, Par-delà Bien et Mal
c'est de là que parle Declerck

... qui n'est, cher Ménalque, pas du tout psychiatre, mais, comme toi, philosophe de formation, ainsi que docteur en anthropologie et psychanalyste.
1000 choses à redire sur ce que tu écris. Je me contenterai toutefois de te suggérer simplement la lecture des pages 66 à 70 du "Sang nouveau est arrivé", la plus claire intervention de Declerck sur le sujet (lui-même y renvoie à la lecture de l'"Essai sur le libre arbitre" de Schopenhauer).
Pour le reste, causons-en la prochaine fois qu'on se croise.

D'autres textes ?
Dernière modification par Ménalque (jeu 28 janvier 10 00h59)


En fait, qu'elle est la position adoptée par le collectif De Facto sur la volonté ?
Derrière la porte "volonté", il n'y a :
- rien ?!? (Bruit de chute dans le vide !)
- quelque chose ! (Quoi ?!? Là, n'est pas la question !)
Dernière modification par Ménalque (jeu 28 janvier 10 00h59)


je ne suis pas certaine que la position du collectif de facto soit parfaitement homogène 

Héhéhé ! Nous voilà donc avec une porte qui donne sur de multiples pièces où la volonté se joue différemment dans chacune d'elles ?!? Héhéhé ! Derrière la porte, d'autres portes...
Dernière modification par Ménalque (jeu 28 janvier 10 01h00)


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Dernière modification par Ménalque (jeu 28 janvier 10 01h00)


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Dernière modification par Ménalque (ven 29 janvier 10 04h11)


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Dernière modification par Ménalque (jeu 28 janvier 10 01h00)


La première phase ("essai") de la "Résidence : Dehors" à L'L s'est achevée vendredi dernier.
Nous serons en phase 2 ("chantier") durant la saison prochaine et, dans ce cadre, nous montrerons une étape de travail publique lors du Vrak Festival de février 2010.
En attendant, quelques photos de la semaine dernière sont sur picasa, en accès libre, ici.

Le dernier numéro de "Scènes" (le 24), paru lundi dernier, contient un texte signé de ma main qui compile des notes de travail produites dans le cadre de la Résidence Dehors à L'L.
Quelques pages plus loin, un texte de Linda Lewkowicz aborde également la question sdf en faisant référence à Patrick Declerck.

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Dernière modification par Ménalque (jeu 28 janvier 10 01h01)


Sam,
je suis déboussolé par ce que tu écris, par l'aigreur et la tristesse qui s'y trouvent.
Ce forum n'est pas pour moi un lieu de travail ou de réflexion appliquée. Il est là pour relayer ce qui se passe "dans la vraie vie".
Je n'ai ni la compétence, ni l'énergie, ni l'envie d'en faire un atelier de philo participatif. Dès lors, quand tes posts nous assaillent d'un flux gigantesque d'idées, de raisonnements, de déductions, basés sur ce que tu crois percevoir dans un travail dont tu refuses de connaître le point de départ (les bouquins de Declerck), je n'ai pas d'autre possibilité que celle de te proposer d'en parler de vive voix. Là, au moins, il est possible de prendre les idées une par une, de tenter de se comprendre, d'expliquer "d'où nous parlons", de faire des ponts entre les enjeux de notre travail et l'intérêt intellectuel que tu y trouves.
Tu refuses de parler de vive voix, soit. Je regrette vraiment la frustration que tu ressens face à l'absence de répondant à tes posts. Toutefois, tant que ceux-ci ne nous seront pas "adressés", c'est-à-dire tant qu'ils imposeront ta pensée dans ses méandres sans que nous en saisissions l'enjeu, sans nous fournir de porte d'entrée (et en refusant les nôtres), je crains que tu ne nous places de facto dans une position où répondre sera au mieux hyper-réducteur (mon post ou celui de Thom en février 2009), au pire impossible (cf. nos absences de réponse durant l'année écoulée).
Je reste sur ma position : notre travail sera présenté dans son état actuel les 6 et 7 février à la Chapelle de Boondael ; tu y es le bienvenu, on pourra en parler ensuite. Si tu préfères assister à un filage durant la semaine qui précède, c'est possible aussi.
à+
a.

Tane,
il n'y a pas d'aigreur de ma part, mais de la lassitude où - j'insiste - je ne nourris aucune aigreur vis-à-vis de personne.
Déjà, là, j'identifie un malentendu qui ne vient pas spécialement de toi ou de moi. Ces pages du FORUM servent de moyen d'information et non de discussion. D'un côté, un FORUM est un moyen de discussion, mais d'un autre côté rien n'empêche ses utilisateurs de l'utiliser autrement et je le respecte, mais je ne l'avais pas vu comme çà. A ce propos, pour une meilleur lisibilité, je veux bien retirer mes messages et qu'une fois retiré on supprime mes posts qui ne fut-ce que par leur signature prennent beaucoup de place.
Ensuite, là, j'identifie un deuxième malentendu source d'incompréhension. Je préfère la communication orale à la communication écrite et toi, l'inverse. "Les paroles s'envolent, les écrits restent." Je préfère la communication non verbale parce qu'elle est différée, qu'elle n'attend pas de réponses immédiates et qu'elle permet en plus la possibilité de corriger l'expression initiale. Quant aux raison qui font que tu préfères la communication orale à la communication écrite, je les ignore, mais je n'ignore pas qu'elle a ses qualités.
Cela fait déjà deux gros malentendus, pour le reste, je t'envoie un message en privé que tu liras quand tu auras le temps et l'esprit disponible à comprendre ma lassitude de nos mécompréhensions.


Vu que visiblement, ce n'était ni le lieu, ni la manière d'aborder le sujet. J'ai enlevé la plupart de mes commentaires. (Je peux les remettre, j'ai fait une copie de la page WEB.)
Désolé pour le travail d'administration du site, G@sp, que cela implique de supprimer tous les postes vides ainsi que les postes hors propos. Mes deux derniers posts peuvent être supprimé, celui-ci et le précédent.
Dernière modification par Ménalque (mar 2 février 10 08h44)

