Le songe d’une nuit d’été

William Shakespeare / Vincent Sornaga

Le Songe... (p.9)

« Aujourd’hui, pour moi, le grand monde et le petit monde, le légendaire et le familier se mêlent. Et je reviens au sujet du théâtre : faire du théâtre, c’est travailler sur l’entrelacs du grand et du petit. Représenter le microcosme et le macrocosme, perpétuellement alternés. La moindre compagnie amateur qui se met à faire du théâtre dans une petite maison de jeunes quelque part en banlieue, s’attaque à la représentation du monde entier. Cette audace du théâtre est formidable. C’est pourquoi je ne me moquerai jamais des artisans du Songe d’une nuit d’été. » A. Vitez

 

Voila nous y sommes, justement, la représentation d’un monde, celui des désirs, celui d’une transgression passagère, l’espace d’une nuit, d’un soir.

Notre désir commun aussi de nous attaquer à cette drôle de bête shakespearienne, et de voir ce qu’il en sort et aussi ce qu’il sort de nous dans cette situation.

Alors une bande d’acteurs, amateurs et professionnels, vont, chacun avec leurs nécessités, leurs moyens, s’y rencontrer et raconter une histoire. Une histoire à dormir debout, à dormir éveillé, une histoire où les gens rentrent dans un bois et où ce dernier transforme leur vie l’espace d’une nuit. Un peu comme nous l’espace d’un soir. Et puis tout redeviendra normal, ou presque.

Vincent.

 

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