Actualités : De facto

Le roman d’Antoine Doinel : Derniers soirs à Bruxelles !

PROCHAINES DATES

Derniers soirs au Théâtre Varia – Centre scénique – Bruxelles

Jeudi 10 octobre à 19H30

Vendredi 11 octobre à 19h30

Samedi 12 octobre à 19h30

Au NEST – CDN transfrontalier de Thionville – Grand Est

  • Jeudi 17 octobre à 20h00 (partie 1)
  • Vendredi 18 octobre à 20h00 (partie 2)
  • Samedi 19 octobre à 18h00 (partie 1)
  • Samedi 19 octobre à 21h00 (partie 2)

Au Maillon – Théâtre de Strasbourg – Scène européenne

  • Mercredi 11 décembre à 19h00 
  • Jeudi 12 décembre à 19h00 
  • Vendredi 13 décembre à 19h00 

En décembre 2020 au Théâtre de Liège


Autour du spectacle

Attends, attends. J’attends, j’attends
Lecture de textes de François Truffaut (extraits de films, articles et correspondance)
par Adrien Drumel, Sarah Lefèvre et Antoine Laubin
Samedi 12 octobre à 16h00 – Théâtre Varia – Centre scénique – Bruxelles. Durée : 1h20.
Entrée libre

Rencontre avec Antoine Laubin
Apéro-débat à l’issue de la dernière projection du cycle consacré à Truffaut/Doinel
Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg. Durée : 1h30.
Samedi 14 décembre à 19h30.
Entrée libre


Infos et Revue de presse complète

Chouette, des compliments !

Première moisson de textes critiques – élogieux, on rougit – consacrés à notre nouvelle création : 

  • Dans La Libre, Marie Baudet affirme que notre « défi est relevé haut la main » et parle avec enthousiasme de « radiographie poétique ». 

  • Sur le site Demandezleprogramme, Dominique-Hélène Lemaire « savoure l’enchevêtrement malicieux de centaines d’instants sublimes » et ne tarit pas de compliments. 

  • Sur le site du Soir, Catherine Makereel reconnait qu’« on ne décroche pas une minute de ce Roman d’Antoine Doinel, foisonnante réminiscence d’une époque insouciante », même si elle regrette un point de vue trop masculin (on laissera chacun.e juger sur pièce..).

  • Sur le blog Les Belles phrases, Jean-Pierre Legrand souligne que « le jeu des acteurs est en harmonie avec la totale réussite de la mise en scène. »

Toutes ces critiques – et celles à venir – sont compilées sur notre page consacrée au spectacle.

Le roman d’Antoine Doinel se joue jusqu’au 12 octobre, de 19h30 à 23h45, au Théâtre Varia !

Rentrer chez soi après Doinel !

Tous les transports en commun restent bien accessibles à l’issue de notre spectacle, qui se termine à 23h45 tapantes !

Voici l’horaire des derniers passages des principales lignes de la STIB à proximité du Théâtre Varia :

  • Bus 60 à Varia vers Uccle : 00:22
  • Bus 60 à Varia vers Ambiorix : 23:55
  • Bus 95 à Blyckaert vers le centre : 00:11
  • Bus 95 à Blyckaert vers Watermael : 00:27
  • Métro 1 à Schuman vers Stockel : 00:22
  • Métro 1 à Schuman vers Gare de l’Ouest : 00:23
  • Métro 2 à Trône vers Elisabeth : 00:12
  • Métro 2 à Trône vers Simonis : 00:23
  • Métro 5 à Schuman vers Hermann Debroux : 1:12
  • Métro 5 à Schuman vers Erasme : 00:13
  • Métro 6 à Trône vers Elisabeth : 00 :55
  • Métro 6 à Trône vers Roi Baudouin : 00:03
  • Tram 81 à Flagey vers Gare du Midi : 01:11
  • Tram 81 à Flagey vers Montgomery : 00:52

Truffaut ou les trains dans la nuit

Critique intransigeant, polémiste à ses heures, cinéaste de renom de la Nouvelle Vague française, scénariste habile, comédien ponctuel (dans ses propres films ou ceux d’autres réalisateurs), producteur avisé (Les Films du Carrosse), intarissable lecteur, François Truffaut (1932-1984) a sans conteste vécu pour et par le cinéma comme on entre en religion : de manière intense, totale, mais aussi lucide. 

Son œuvre et sa vie sont intimement mêlées. Chacun de ses 21 longs métrages (et de ses deux courts métrages) raconte une part de lui, un aspect de sa personnalité, de ce qu’il pense, sent, ressent, ou voit. Des 400 coups (1959) à Vivement dimanche (1983), en passant par Jules et Jim (1962), Baisers volés (1968), Les Deux Anglaises et le Continent (1971) ou Le Dernier métro (1980) son œuvre aborde ce qu’il traverse, frémit de ses passions, de ses amours, de ses déboires et ses joies – et inversement. Chaque tournage et chaque sortie de film est pour lui une aventure qui se répercute intimement de manière profonde. Existence et création s’imbriquent si bien qu’il est vain et sans doute inutile d’essayer les opposer l’une à l’autre.  

En 1984, à sa mort, Serge Toubiana et Alain Bergala donnent pour titre au numéro spécial des Cahiers du cinéma consacré à l’auteur de La peau douce (1964), La mariée était en noir (1967), L’histoire d’Adèle H (1974) et L’Argent de poche (1976), « Le roman de François Truffaut » précisément pour cette raison. Dans les témoignages recueillis dans cet ouvrage, on ne sait « jamais si ce sont les films qui ressemblent à sa vie ou sa vie au roman de ses films ». Si dans La nuit américaine (1973), Truffaut fait dire au personnage qu’il joue lui-même en s’adressant – abîme référentiel virtuose et clin d’œil émouvant – à son acteur Alphonse /Jean Pierre Léaud : « les films sont plus harmonieux que la vie, il n’y a pas d’embouteillage dans les films, il n’y a pas de temps mort, les films avancent comme des trains, tu comprends, comme des trains dans la nuit… les gens comme toi, comme moi, tu le sais bien, on est fait pour être heureux dans le travail, dans notre travail de cinéma », ce n’est pas pour rien. Mille exemples abondent dans ce sens, dans Tirez sur le pianiste (1960), Fahrenheit 451 (1966), La sirène du Mississippi (1969), L’Enfant sauvage (1969), Domicile conjugal (1970), Une Belle fille comme moi (1972), La chambre verte (1978), L’amour en fuite (1979) ou encore dans le formidable L’homme qui aimait les femmes (1977). Cette liste témoigne aussi, l’air de rien, de cet amour inconditionnel du cinéaste pour les auteurs, et les auteurs de romans en particulier. Ses adaptations des livres d’Henri Pierre Roché, de David Goodis ou William Irish sont pourtant la partie immergée de l’iceberg de sa passion pour les textes, qui allait de Balzac à Jean Genet – en qui il se reconnaissait, soit dit en passant, à plus d’un titre.

D’une enfance rude et brutale (comme Genet) qui fit de lui un presque délinquant (il a passé quelques temps dans un centre de redressement), à tout le moins un écorché vif, il a, par ailleurs, gardé toute sa vie l’esprit de révolte, et un désir profond de ne pas se laisser embrigader dans un monde d’adulte qui n’est composé que de contraintes, brimades, dépendance. 

Sa carrière dans le cinéma commence par la critique, sous l’égide d’André Bazin, et de manière fulgurante, suite à la sortie de son article le plus connu « Une certaine tendance du cinéma français ». Puis elle décolle avec le succès de son premier long métrage, Les 400 coups, pour connaître ensuite des hauts et des bas, réussites internationales fulgurantes ou échecs teintés d’amertumes. Parmi tous ses films ceux qui concernent le « cycle Doinel » du nom de ce personnage phare incarné par Jean-Pierre Léaud sont sans doute les plus connus. La singularité de cette série, l’attachement que l’on peut avoir pour ce personnage complexe n’y sont y évidemment pas étrangers, et en font des films à la modernité indémodable. Mais il ne faut pas longtemps se pencher sur la filmographie de Truffaut pour en découvrir par ailleurs toutes les autres richesses, qu’elles soient formelles ou de fonds. Il y a, notamment, cette manière d’aimer, à l’écran comme à la vie, les actrices et les acteurs – Jean Pierre Léaud bien sûr, mais aussi Jeanne Moreau, Catherine Deneuve ou encore Fanny Ardant et Gérard Depardieu, réunis dans La femme d’à côté. Il y a aussi, qui jaillit comme une éclaircie, cette subtile et permanente remise en cause de l’ordre tel qu’il va, de l’évidence qu’on n’interroge parfois plus. L’air de rien, en profondeur, à fleur de peau, au gré des situations et de la narration, les personnages de Truffaut, les sujets qu’il aborde, invitent à déplacer notre regard, à faire un pas de côté et à se questionner tout en subtilité et en douceur. Il faut, bien sûr, pouvoir aimer Truffaut. Mais ce n’est pas bien compliqué.    

TD.  

Le roman d’Antoine Doinel, d’après cinq films de François Truffaut, sera créé le 24 septembre prochain au Théâtre Varia.

Le roman d’Antoine Doinel : le teaser

Réalisé par Camille Meynard pour nos partenaires du Théâtre Varia, voici le teaser destiné à la promotion de notre spectacle !

LE ROMAN D'ANTOINE DOINEL D'après les films de François Truffaut – Antoine LaubinBientôt au Grand Varia : 24.09 > 12.10Réservations : http://varia.be/le-roman-dantoine-doinel/Avec : Valérie Bauchau, Caroline Berliner, Coraline Clément, Adrien Drumel, Philippe Jeusette, Sarah Lefèvre, Jérôme Nayer, Renaud Van Camp, Adeline VesseRéalisation teaser : Camille Meynard

Publiée par Théâtre Varia sur Mercredi 4 septembre 2019

Crâne : nouvelles photos, nouvelles critiques !

Il reste encore cinq représentations pour voir Crâne au Théâtre des Doms dans le cadre du Festival Off d’Avignon !

Merci à Alice Piemme et aux Archives et Musée de la Littérature pour ces nouvelles photos du spectacle :

Photo A. Piemme / AML
Photo A. Piemme / AML
Photo A. Piemme / AML
Photo A. Piemme / AML
Photo A. Piemme / AML

Citons par ailleurs

« Dans le cerveau de chacun d’entre-nous » : la très belle critique de Michel Voiturier pour le site Rue du théâtre

Ce reportage de Paris Match Belgique où il est question de la programmation du Théâtre des Doms et de notre spectacle (paragraphes « Les transes du billard »)

Presse d’Avignon

Parmi les 1600 spectacles présentés cette année au Festival OFF d’Avignon, notre Crâne, joué jusqu’au 27 juillet au Théâtre des Doms, bénéficie d’une très belle couverture médiatique.

Citons :

À voir absolument : la critique de Walter Géhin pour le site Plusdeoff

Mourir, c’est apprendre à philosopher : le compte-rendu du mensuel Philosophie Magazine

Crapuleuse infection du temps : l’analyse de Pierre Lesquelen dans le n°102 de I/O Gazette

Les pièces à voir avant la fin  la sélection des vingt spectacles du off à ne pas manquer par le site Plusdeoff

Le théâtre des Doms, toujours plus singulier et rassembleur : l’interview d’Alain Cofino Gomez, directeur du théâtre des Doms, par Jean-Marie Wynants dans Le Soir, dans laquelle il est question de Crâne

Chirurgie de la mélancolie  : la critique du journal La Provence

L’info culturelle: l’interview d’Antoine sur Musiq3

Crâne d’après Patrick Declerck : la critique de Bernard Debroux pour le blog d’Alternatives théâtrales

« J’ai dû venir vingt-cinq fois à Avignon et je continue à m’y perdre » : le reportage du Monde sur un festivalier qui recommande notre spectacle

capture d’écran du site lemonde.fr

Deux nominations pour Crâne aux Prix Maeterlinck !

Photo Beata Szparagowska

Les Prix Maeterlinck de la critique scène – nouveau nom des anciens « Prix de la critique » ont nommé notre spectacle Crâne dans deux de leurs catégories :

  • Meilleur acteur : Hervé Piron (nomination pour Crâne et pour le spectacle Desperado, des compagnies Enervé et Tristero)

  • Meilleure mise en scène (Antoine Laubin)

Le texte rédigé par le jury pour l’occasion est le suivant :

Patrick Declerck, philosophe et psychanalyste, inspire décidément Antoine Laubin et Thomas Depryck qui puisent dans son œuvre une matière théâtrale savoureuse et profonde. Après Dehors et Démons me turlupinant, voici Crâne, une autobiographie peu ordinaire qui décrit avec minutie et humour une angoisse existentielle que nous partageons tous. La peur du cancer pire, le cancer du cerveau qui menace le moteur même de nos capacités à penser, écrire, créer ou simplement survivre en homme pensant. Alors extraire une tumeur et jusqu’où pour éliminer le danger sans finir en légume dépendant ? Antoine Laubin et son complice Thomas Depryck proposent une symphonie en trois mouvements, avant, pendant et après l’opération du « crâne » Le personnage central aurait dû être Patrick lui-même mais Philippe Jeusette y compose un rôle surprenant de grognon entre rage et angoisse, procédant par interventions brèves et fulgurantes. Impressionnante présence physique, inoubliable, pendant l’opération. Remarquable aussi l’intelligente distribution des acteurs, des familiers d’Antoine Laubin qu’il met au bon moment selon leur talent. Jérôme Nayer assume la montée d’angoisse initiale, le dialogue tendre ou agressif avec la famille, le médecin, la chienne adorée. Avec Hamlet en référence ! Hervé Piron injecte son humour décalé dans la partie centrale, la plus grave, l’opération interminable avec la question centrale : faut-il laisser une partie de la tumeur pour rester un homme, doté de langage et créateur ? Renaud Van Camp assure le retour au calme en douceur et Antoine Laubin circule en médecin ou chef d’orchestre discret.
Une très belle performance d’ensemble qui va affronter la touffeur d’Avignon dès 10h du matin, aux Doms. Ch. J.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le lundi 23 septembre au Théâtre National et sera retransmise en direct sur Auvio.

Antoine Doinel, Antoine Doinel, Antoine Doinel !

photo Beata Szparagowska

Nous sommes ravis de l’annoncer désormais officiellement : la première de notre nouvelle création, Le roman d’Antoine Doinel, d’après les films de François Truffaut, aura lieu le 24 septembre prochain chez nos partenaires et amis du Théâtre Varia. Plus d’infos sur notre page consacrée à ce spectacle.

Crâne au soleil !

Notre spectacle CRÂNE figurera parmi les six spectacles programmés chaque jour au Théâtre des Doms durant l’édition 2019 du Festival Off d’Avignon ! Nous en sommes ravis ! 

Photo Beata Szparagowska

Après Les Langues paternelles (programmé lors du Festival 2010 par Philippe Grombeer), Le Réserviste (programmé lors du Festival 2015 par Isabelle Jans) et Heimaten (étape de recherche présentée en février 2018 par Alain Cofino Gomez), c’est la quatrième fois que notre compagnie a l’occasion et le plaisir de présenter son travail aux Doms.